Comme chaque année, la chanteuse Ayumi Hamasaki y va de son petit single hivernal. Après le plutôt bon mais pas excellent Sunrise / Sunset ~LOVE is ALL~ de cet été, Ayumi Hamasaki renoue donc avec les ballades hivernales avec ce single You Were… / Ballad. Deux chansons qui sont dans la même trame mais un peu différente, l’une mélancolique et l’autre plus nostalgique.
Sur les pochettes des trois versions disponible, on retrouve une Ayumi allongée et brune. Exit les pochettes navrantes du Sunrise / Sunset, mettant en scène une Ayumi blonde qui ressemblait plus à un singe ou à une cruche qu’à une amazone comme on pouvait être tenté d’imaginer à la vue des pochettes. Les photos sont là magnifiques et les clichés promotionnels du single sont eux aussi très réussis comme vous pouvez le voir sur l’échantillon au cours de cette chronique, même si sur la dernière photo choisie, elle a encore le regard beta. En somme, les couvertures sont simples et efficaces, il s’agit donc de ce côté là d’une réussite. Mais qu’importe, nous ne sommes pas là pour traiter de l’énième look d’Ayumi mais bien pour évaluer la qualité musicale de ce 47ème single.
La trop nostalgique You were …
Le single commence donc par la chanson You were…, une ballade hivernale tout ce qu’il y a de plus classique. Trop classique? C’est un des reproches que l’on pourrait faire à cette chanson. Si beaucoup sont, sinon songeurs, en tout cas nostalgiques de l’ancien temps, cette chanson ressemble beaucoup à d’anciennes ballades de la chanteuse. La même ambiance mélancolique que Carols ainsi que la même rythmique, une petite pointe de Days, en moins rapide et moins rythmée.
Sans dire qu’il s’agisse d’un re-pompage honteux, il s’agit en tout cas d’une chanson similaire à ces deux chansons citées ou du moins une ballade à la Ayumi : des moments calmes où l’ambiance musicale se marie relativement bien avec la voix d’Ayumi, et des refrains marqués par des violons sanguinolent à grands renforts d’effets synthétiques, dont l’arrangement laisse à désirer. Toutefois, le résultat est plutôt agréable, Ayumi nous transmettant la nostalgie comme le titre le suggérait.
La mélancolique Ballad
Mais là où le single prend de la dimension, c’est avec la chanson Ballad. Sans dire qu’elle est bouleversante, c’est une chanson totalement originale et inédite, sans reprise d’ancienne
recette, aucune comparaison ne pouvant être faite. Étant parti avec de certains a priori (on n’appelle pas une chanson Ballad), c’est après plusieurs écoutes que la chanson a réussi à me convaincre. L’ambiance créée par Ayumi est radicalement différente, certains diront épique, je me contenterai de dire mélancolique.
Les frissons sont apparus dès les premières notes de la chanson, des premiers accords de shamisen qui ponctuent ensuite la chanson. La voix d’Ayumi est mieux mise en valeur dans cette chanson, ne sombrant pas dans des envolées lyriques comme dans You were…, restant sobre et efficace, et semblant beaucoup plus calme et posée que dans ses précédents titres. L’arrangement est quant à lui beaucoup plus réussi que la première chanson. Une chanson réussie et magnifique.
Les travers d’Ayumi
La troisième piste, RED LINE ~for TA~, est un morceau pop-rock, classe mais classique, à la guitare sur-excessive et à la voix d’Ayumi écorchée. Elle amusera certains par les guitares électriques surabondantes. Elle cassera les oreilles par la voix écorchée d’Ayumi. Elle passera aux oubliettes pour les chÅ“urs finaux sans aucun intérêt. La chanson, initialement, cadeau pour les fans, s’avère mal faite et à revoir si la chanteuse veut s’en resservir.
Les quatrièmes pistes changent selon les versions. Je vais donc vous parler de la reprise, version orchestre, du précédent single Sunset ~LOVE is ALL~. On aimera les violons, le côté un peu nouveau de la piste. On laissera de côté l’ennui des 6 minutes de la chanson, la voix d’Ayumi n’arrivant pas à nous sortir de cette lenteur des violons et les quelques instruments à vent de la dernière partie du morceau ne faisant que plus nous endormir.

Finalement, le single ne s’en sort pas si mal. Si la première chanson est réussie mais trop banale à ce niveau-là , Ballad rattrape vraiment la qualité globale du single. La meilleure chanson d’Ayumi des deux dernières années selon moi, Ayumi nous faisant voyager ce qui n’était plus arrivé depuis bien longtemps. Le reste du single n’est qu’inutilité et la chanson RED LINE est, selon moi, une erreur de casting. Le single obtient donc une note de 6/10, rattrapée par la qualité de Ballad.



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