Le 22 Janvier prochain sortira dans les salles un documentaire, Documentary of AKB48 to be continued, montrant la vie des 48 filles d’Akihabara pendant cette année 2010. Une rétrospective haute en couleur pour une année faste pour le groupe. En deux ans, les AKB48 sont passées de simples égéries des otakus à des acteurs majeurs de l’industrie musicale japonaise.
Les élucubrations d’un homme
Le succès des AKB48 s’appuie surtout sur le personnage énigmatique à la tête du groupe, qui agit comme un commandant de bord, sauf qu’il est peu probable qu’en cas de naufrage il quitte le dernier la barque. Yasushi Akimoto est l’homme derrière les 48 filles et architecte de leur réussite. Ces qualités vont de la simple fine connaissance des rouages de l’industrie du disque, à une inflexibilité et une persévérance de fer.
Producteur, il est aussi, et c’est moins connu, un auteur de renom sur l’archipel. Il a notamment écrit des chansons pour THE ALFEE, Kotoba ni Shitakunai Tenki, et travaillé sur certaines chansons des Kinki Kids, la chanson qui lança la carrière de JERO, Umiyuki, mais aussi l’intégralité des chansons des AKB48 et la « meilleure chanson de tout les temps », selon le public japonais, Kawa No Nagare No You Ni de la reine Hibari Misora. Eh oui, avant d’être producteur, il est un auteur reconnu par la scène nippone. Mais ses talents lui ont surtout permis de se forger l’un des plus gros carnets d’adresse de l’industrie du disque.
Yasushi Akimoto est l’architecte de leur réussite
Et avant les AKB, il lance les Onyanko, en 1985. Composé de cinquante filles, Akimoto commence déjà à se faire un nom dans le milieu de la musique au Japon, en proposant un nouveau modèle, les « girls-band », regroupant des petites minettes en tenues légères. Un modèle qui a fait du chemin, avec plus ou moins de succès, mais qui, à l’époque, semblait astucieux et très risqué. Trop puisque le groupe ne durera que 3 ans, avec un succès plus lié au buzz et n’ayant pas trait à un succès durable, mais qui aura eu le mérite de lancer le modèle, sur lequel s’appuiera dans les années 90 Tsunku.
Le culte de 48 filles
Mais mécontent du succès de ce groupe, et après une tentative avortée à la fin des années 1990, Akimoto n’en démord pas et forme le groupe AKB48 en 2005, en reprenant le même modèle. A ceci près qu’il ne nie pas le fait que les filles sont beaucoup plus jolies qu’elles n’ont de talent. 24 filles ressortent des premières auditions et débutent sur les planches d’un sombre théâtre d’Akihabara, un show qui vise
spécialement les otakus, alors que les Onyanko ciblaient principalement le public mainstream.
Et ce public cible est bien loin d’imaginer les projets et la politique commerciale que va mettre en place les deux-trois années suivantes le producteur mégalo. Au début, AKB48 sortait des singles, mais les ventes désintéressaient Akimoto. Akimoto en fin connaisseur des tendances avait conscience que, en 2005, les groupes d’idoles, ce n’était pas ce qui se vendait de mieux.
C’est alors qu’Akimoto eut une idée de génie. Au lieu de proposer que des petites vidéos mettant en scène les idoles en maillot de bain sur des plages, au lieu de proposer que des petites cartes postales mettant en scène en petite tenue plusieurs jeunes filles, Akimoto y ajoutera la possibilité pour les heureux acheteurs de rencontrer leurs idoles, en distribuant des passes pour des sessions de « serrages de main » avec les filles du groupe ou pour des rencontres en troupeaux devant un grand magasin. Et c’est alors que certains otakus se sont mis à acheter plusieurs exemplaires de chaque disque.
Alors, vous me direz que ceci n’explique certainement pas la totalité des ventes des disques des AKB48, surtout aujourd’hui, mais ça explique une bonne partie de celles-ci, surtout quand on voit que certains fans ont acheté jusqu’à 100 exemplaires du single, Sakura no Hanabiratachi, sorti en 2008, dans l’unique but d’obtenir les 44 pièces du poster, leur donnant ainsi le droit de passer quelques instants avec leurs stars, leur louant ainsi un vrai culte.
S’imposer pour mieux gagner
Mais depuis 2009, les choses ont changé : le groupe n’est plus un petit groupe, qui vend quelques singles par ci par là, mais est devenu un des éléments les plus vendeurs de l’industrie du disque au Japon. Tout commence en 2009, avec le single 10nen Zakura, un single qui atteint la troisième place de l’Oricon, en doublant les ventes du précédent single. Depuis, le groupe n’a cessé d’augmenter ces chiffres de ventes, en témoigne leur dernier single Beginner, qui, en une journée, a réussi à dépasser les ventes totales d’une semaine du précédent single.
Et en plus des goodies que chaque single offre et qui continue d’alimenter les otakus, le public visé ne se cantonne plus à eux seuls et les AKB48 sont devenues un groupe de pop-idole de masse, jouant une pop commerciale des plus banales et classiques. AKB48 a donc attiré les jeunes filles japonaises, nouvelle cible du groupe.
Pour preuve, le single Sakura no Shiori sort en Février, coïncidant à la période de fleuraison des cerisiers. Ce genre de single est toujours bien vu par le public japonais. Surtout que les AKB48 surprennent avec ce single puisque elles se mettent à chanter en chœur une mélodie des plus émouvantes. Près de 400 000 exemplaires vont se vendre et certainement l’une des surprises de l’année.
Mais à partir de là, les filles vont enlever leurs kimonos et remettre leurs maillots de bain pour les deux singles suivants, Ponytail to Chouchou et Heavy Rotation. Ces deux singles vont inaugurer une bonne vieille méthode : le buzz et la polémique pour faire vendre. Ces deux singles ont en effet été au cœur de mini-scandales puisque certains journaux vont critiquer sévèrement Akimoto pour déshabiller un peu trop les filles.
On n’entend parler que d’elles
Surtout avec le single Heavy Rotation, pour lequel, les filles vont faire des photo-shoots un peu trop orientés, avec des dessous et des postures tendancieuses. Certains fans se sont même plaints et en ont appelé aux jeunes filles de ne pas devenir des stars du porno. Et pourtant, certaines ex-AKB48 se sont lancé dans une carrière pornographique.
Leur nouvelle méthode semble donc être de prendre leurs fans par surprise, soit musicalement, soit de manière plus vicieuse en squattant le plus possible les écrans, les unes des journaux à scandales, ou encore les étalages des boutiques de rues, non plus seulement dans le seul quartier d’Akihabara. Et ça marche puisque leurs deux derniers singles, Everyday, Katyusha et Flying Get, font entrer le groupe dans l’histoire. Jamais un single ne s’était autant vendu en une une seule semaine avec 1,3 millions de ventes chacun.
























Un article très intéressant, merci de votre implication dans cet article qui est dit un peu plus sur « l’envers du décor ». Lorsque j’ai vu ces chiffres faramineux, je me suis d’abord dit, « ha bah ça fait bien longtemps qu’on avait pas vu ça, ça doit être bien ». (N’étant pas fans des extrêmes que ce soit idols ou visual kei) J’ai quand même voulu tenté le single « Beginner » pour voir vraiment si il en valait le coup… et c’est à la hauteur de tous les groupes de Tsunku ouai, des filles en bikini ou en uniforme scolaire poussant la chansonnette. Les chorégraphies des AKB48 paraissent légèrement moins niaises que celles des Morning Musume. et compagnies et l’univers est moins « kawaii » mais le reste, voilà quoi. J’ai vu certains lives des AKB notamment celui au WEDNESDAY J-POP, remplis d’otakus, cernant ainsi le public de pédophiles et autres personnes du genre s’y trouvant.
Mais alors si ces fans hard-core peuvent gagner un meeting, ou collectionner un grand poster en achetant plusieurs exemplaires (jusqu’à 48, un par fille?), alors là les ventes des singles se voient tout à fait justifiés…
En plus j’ai vu le dernier single a 4 ou 5 éditions (CD, CD+DVD et autres avec différentes pistes selon la version)
… cette daube a peut être dépassé SPEED et son « ALL MY TRUE LOVE » en étant le groupe féminin ayant le plus grand nombre de ventes lors de la première semaine mais SPEED, elles, avaient qu’une version et plus de mérite que ces minettes allant jusqu’au scandale pour vendre…
Eh bien je suis tout à fait d’accord avec Haru! Pourquoi, sous pretexte qu’elles font des trucs méritant des candales les gens vont acheter! J’adore l’univers des Idols, mais ce que je detreste c’est ce genre de groupe, ou il n’y a que 3 ou 4 filles ayant un vrai talent et qui se retrouve dans une production pareil! Les anciennes chansons étaient hyper sympa, mais aujourdh’ui, le producteur est prêt à tout pour choquer le public! Si les Idols suivent ce chemin, elle perdront beaucoup de fans je crois! Malheureusement il a des idiots partout qui aiment quand les filles sont simplement jolie et qu’elle font des danse avec plus ou moins de connotation …..
je les adore malgres que je sois francaise j’ai deja 4 de leur cd et je compte bien en avoir plus
« »"les adore malgres que je sois francaise »"
Je vois pas le rapport, le fait que tu soit française ne change rien….
Personnellement, je ne vois pas en quoi ce groupe est si exceptionnelle. Premièrement, j’avoue que le producteur est malin vu que réunir beaucoup de fille serait égale à gagner encore plus D’otaku, donc les ventes montent à coup sûr, donc je dirais pas que c’est grâce à la chansons, mais »Eux » Physiquement. Je pense que même si elles chanteraient une chansons pour les enfants de la maternelle sa aurait un »Succès », il suffit juste de mettre les filles en maillot de bain, faire les »Kawaii » Et ça fait bavé les pédophiles devant l’écran. Je ne contredis pourtant pas qu’elles ont du talent, mais quoi? 3 ou 4 filles sur le devant de la scène et que les autres au fond, bah c’est des inconnus, je trouves ça quand même pathétique. Et puis, après ça c’est autre chose, mais ces filles sont des Objets et là j’appelle ça vraiment joué à la poupée parce-que je vois les photos de magazines de chaque membres, je trouve ça honteux de les appeler »Chanteuse » Or on leur dit de montrer leur nichons et leurs fesses… J’appelle ça de la pornographie.
Ahah, je trouve ça choquant de voir de tels propos sur les AKB48 alors que les personnes ayant tenu ces propos ne connaissent rien de ce groupe. Si vous voulez en savoir plus, il y a un documentaire sur elles, décrivant le fond de leur succès,
AKB48 est un groupe rempli de jolies filles. Elles sont appelées au départ « idoles » et non chanteuses. Des idoles sont des personnes qui sont censées plaire au public en étant pures, mignonnes, etc. C’est pour ça qu’elles mettent beaucoup d’uniformes scolaires, des bikinis, etc. Je n’appelle pas ça de la pornographie mais du fan-service. Et c’est à ça que sert une idole. Plaire à ses fans. Il n’y a pas 3 ou 4 filles au devant de la scène et les vrais fans connaissent toutes les membres. Tout le monde est mis en avant à un moment ou à un autre, c’est pour ça qu’il y a l’élection des Senbatsu avec les Undergirls, puis surtout le tournoi de Janken qui a mis Uchida Mayumi en tant que centre alors qu’elle n’avait participé à aucun single avant cela. Vous dites qu’elles font scandale pour attirer ? Je ne comprends pas cette idée. Ensuite, comment pouvez-vous dire qu’AKB48 n’a pas mérité toutes ses ventes de CD ? Il y a en effet plusieurs versions de leurs singles, mais les gens peuvent choisir si ils achètent ou pas plusieurs singles. Personnellement pour Flying Get, je n’aurais pas acheté le single avec la piste « Seishun to kizukanai mama » mais plutôt celui avec « Ice no Kuchizuke ». De plus, ces filles sont débordées de travail. Il y a des filles comme Matsui Jurina, qui travaillent tellement même quand elles manquent de sommeil qu’elles sont forcées d’arrêter car elles finissent par tomber malades. Ce sont des filles acharnées qui se battent pour réaliser leurs rêves. Elles sont pour la plupart innocentes et pourtant ambitieuses. Je prie pour leur réussite à toutes.
Je rejoins le commentaire de BenjaminV, malgré que je ne sois pas spécialement friand de ce genre de musique. J’ai connu ce groupe avec BEGINNER et le clip censuré qui est super interessant sans être choquant (pour moi, pas pour la cilble plius jeune) et depuis je regarde de près ce qu’elles propose. Il y a une certaine naiveté que les japonais ont surement besoin depuis mars dernier et ses évenement. Et puis ne vivant pas au Japon, c’est un peu difficile de juger le phénomène de société mais je ne crois pas qu’il faille voir ce groupe du mauvais oeil. C’est commercial, certes, mais pour que ca se vende autant il doit forcément y avoir plus que des jupettes affriollantes…