
En 2003, Ayumi Hamasaki avait sorti le mini-album Memorial Address qui restera l’un de tous meilleurs albums de la star, oscillant entre balade pop-rock et rock dévergondé. Le mini-album avait connu un des gros succès de cette année là. FIVE n’a pas connu le même succès puisqu’il a difficilement atteint les 127 000 ventes et n’atteindra certainement pas les 200 000 ventes.
La forme : OK
L’argument du contexte et de la morosité de l’industrie musicale au Japon passé, la sauce ne prend définitivement pas. Pourtant, Ayumi avait mis le paquet côté promo. La chanson progress, on en entend parler depuis le début de l’année, la star maintenant un semblant de suspense sur la sortie jusqu’au mois de Juin. Les spots publicitaires, sa présence de plus en plus importantes sur les réseaux sociaux, le buzz de sa collaboration avec Leslie Kee.
Et cette collab avec le photographe singapourien était un des atouts de ce mini-album. Des photoshoots magnifiques, Ayumi est tout simplement superbe, avec un regard vif et plus captivant que le regard de koala de ces précédents albums.
Le mariage rend beau et je ne m’avancerais pas en disant qu’il s’agit certainement des meilleures pochettes de la discographie d’Ayumi. C’est déjà ça.
Le fond : zero pointé
Car dans le fond, il n’y a pas de quoi sabrer le champagne à l’écoute de ce mini-album. Pourtant, les deux premières minutes de Progress m’avaient vraiment surpris : une intro émouvante, avec un piano-violon-voix plutôt convaincant, Ayumi ne tombant pas dans l’émotion calamiteuse, restant sobre et éclairée. On laisse de côté les torrents de violons qui apportent un peu trop de dramatique dans une chanson qui n’en demandait pas.
Mais seulement, au bout de deux minutes, les vieilles habitudes reviennent et Ayumi lâche les chevaux, les riffs de guitares ultra saturés, l’orchestre de violon synthétique se déchaine. La chanson perd en qualité, avec des solos désastreux, agrémentés de touches d’électro infâmes. Elle gardera tout de même une intro de grande classe. Dommage.
Ensuite, dans ces deux duos, il n’y a bien que celui avec Urata Naoya qui reste musicalement entendable. Et encore. Avec ce beat lent et très R’n'b, le morceau m’aurait presque convaincu lors de la première écoute. Mais finalement, la chanson a du mal à monter en rythme. Ce rythme est lent, du début à la fin. L’ennui est trop fort avec cette répétition des paroles et les voix un peu trop tenues. Le peu de recherche dans la construction de la chanson finit par me faire penser que la chanson a été écrite en 5 minutes, avec un coca à la main devant Vidéo Gag.
La chanson cachée? On aurait presque préféré qu’elle le reste. La chanson sonne creux, la voix d’Ayumi est inaudible, avec cette aiguë forcée. Les arrangements à la Daft Punk sont bidons et simplissimes. Je ne m’attarderais pas sur beloved, un morceau déjà entendu, et fait dans les mêmes casseroles que la quasi totalité des chansons d’Ayumi depuis 6 ans.
Je ne reviendrais pas non plus sur son duo avec JUNO, coréen d’origine et frère de la tête à claque JUNSU des JYJ. Non pas que ce petit jeune n’a pas de talent et je n’ai rien contre lui. Mais sa voix est juste incroyablement plate et manque complètement de ténacité. On s’endormirait à l’écouter. On ne l’entend pas dans les moments où les deux chantent. Bref, un duo pour rien.
Le fond : 0,5 pardon
Globalement, les quatre chansons que je viens d’énumérer manquent toutes d’une chose, parmi d’autres : une construction originale sortant un peu des carcans d’Avex et des travaux d’Ayumi.
Et des cinq chansons de FIVE il ne reste qu’une chanson qui retienne mon attention : il s’agit de Brillante. Ok. Le clip est ultra kitsch, avec des mecs torses nus, huilés jusqu’aux os, avec des tatouages triviaux, une Ayumi en Reine ou impératrice de je ne sais quel pays.
Le clip a été tout de même réalisé par Leslie Kee, que l’on préfère définitivement derrière un objectif que derrière une caméra. On a l’impression que le clip a été tourné dans les parkings des bureaux d’Avex , avec les costumes qu’on avait sous la main, avec un tabouret pour Ayumi, en deux trois prises.
Mais heureusement mauvais clip bonne chanson puisque Brillante reste la meilleure chanson de l’album. Pas trop compliqué jusque là. Mais la chanson a pour elle une construction originale, avec des chœurs plus ou moins réussis, une absence incroyable et inespérée d’arrangements foireux, une voix posée et calme.
La qualité de la chanson s’appuie aussi sur une montée en intensité efficace. En plus, Ayumi ne fait pas l’erreur de se perdre pas dans des envolées lyriques, ne bavant pas d’émotion et ne transpirant pas de pathos, ou juste ce qu’il faut. Une chanson sur laquelle elle devrait s’inspirer pour la suite.
Une chanson. Il ne faudra retenir de cet album, de cette ignominie, une seule et unique chanson : Brillante. Ayumi s’est mariée, nous a offert un peu de plénitude avec Love Songs en 2010, avant de s’enterrer avec des duos transparents, des balades rocks brumeuses. Bref, Ayumi nous déçoit. Rien de plus. Rien de moins.
On attend donc d’Ayumi un peu de plus prise de risque comme Brillante, un peu moins de banalité, un peu plus de folie, un peu moins de convenance. Mais ça à chaque album je le dis.

































Gardons espoir, elle finira bien par entendre nos prières
C’est sûr que B’z et Namie Amuro dans leur éternel auto-plagiat arrivent à s’attirer les foules, car elles recherchent l’éternelle sauce barbecue nostalgique « qui ne change jamais » et leur rappelle le milieu des années 90 où le Japon était ensoleillé et où les crises « n’existaient pas ». On appelle ça le syndrome « one Piece » (acheter la même soupe ensoleillée qui tourne à l’infini sur des recettes de bases jamais remises en question histoire d’oublier ses déboires quotidiens). Sauf que One Piece c’est (assez) drôle au moins.
Ayu elle évolue. Elle ne change pas dans toutes les chansons, mais expérimente sur certaines, c’est sa façon de faire, dans la continuité pour une artiste en manque permanent, obsédée par la vérité, et qui sort des albums tous les huit mois.
J’avoue que j’ai survolé vos paragraphes sur « le fond » tellement il s’annoncaient subjectifs. Ils sont aussi incohérents : sur ces 6 chansons très bonnes et très différentes, d’après vous 5 sont pourries, alors que vous plébiscitez les arrangements classique du début. Bref un salmigondi improvisé pour pouvoir poster votre article qui ne vise pas « le fond » malgré votre mise en page, mais bel et bien ce que vous vouliez poster depuis des semaines : la fin commerciale d’Ayu.
On nous en rabache les oreilles depuis 3 ans. C’est vrai qu’être première à l’Oricon après 13 ans de carrière, atteindre les 127000 exemplaires en claquant des doigts, ne subir qu’entre 5 et 10% de perte entre chaque album depuis 3 ans alors qu’elle doit affronter à la fois l’errosion du succès inhérente à tout artiste et l’effondrement du marché de la musique, et ce en étant la cible jpop privilégiée des critiques au Japon et dans le monde, c’est sûr que là elle est six pieds sous-terre notre Queen of Jpop
De toute façon le débat est inutile.
Votre avis sur l’album, ben c’est le vôtre. On a compris que vous n’aimiez pas Ayumi Hamasaki. Et puis un fan avant tout de Yuzu et qui ne connait même pas Yumi Matsutoya n’est peut-être pas le plus qualifié pour analyser un disque d’une Reine de la Pop.
Quand à son succès. ben on voit qu’objectivement elle est pas enterrée, quant à la suite, ben on verra.
Vous VOULEZ que ses ventes s’effondrent. Ca veut pas dire que c’est ce qui va arriver. Pensez-vous que faire des prophéties sur votre blogs va y faire quelque-chose ?
« qui ne connait pas Yumi Matsutoya » et j’ajouterai « dont la seule référence en pop est une fille soumise pop-enka arriérée des années 70″. Cette pop-enka est morte avec le mariage bidon de votre idole.
Ayu se situe dans la filiation d’une autre pop qui existait déjà, la pop de compositrice libérée comme Yumi Matsutoya (qu’elle a repris deux fois), ou la pop-funk résolument moderne de Yuko Asano (qui a commencé en même temps que votre supposée révolutionnaire Momoe Yamaguchi). Et aussi Seiko Matsuda et en occident Diana Ross et Madonna. Que des choses que vous n’aimez pas je suppose. Ou que vous ne connaissez pas.
En tant que fan maladif de Momoe vous voulez inconsciemment relier le mariage d’Ayu à sa fin de carrière. Mais hey, on ne parle plus de Momoe qui reste un exemple à part de lâcheté et de dégoût de la musique.
Puisque vous parlez de mariage, sachez que Yumi Matsutoya s’est mariée avant votre Momoe chérie, et elle n’a pas arrêté pour autant. Elle avait inventé la jpop en 1973, inventé en même temps un style de compositrice folk qui a révolutionné la musique japonaise, s’est mariée et a continué à exploser les charts, et a été la première à vendre à deux millions un album dans les années 90 (avec des singles millionaires). Elle a posé deux albums numéro 1 au début des années 2000 (à une période où la concurrence était rude) et n’a disparu des radars que parce qu’elle a souhaité volontairement suivre une carrière plus underground en créant un groupe. Que vous la traitiez d’idole des années 80 montre que vous ne connaissez pas grand-chose à la jpop. Autre exemple Keiko Fuji s’est remariée et à divorcé 7 fois avec le père d’Utada. Tout ça pour vous dire que votre Momoe que vous adulez tant pour son destin que vous imaginez être celui de toutes les femmes japonaises, ne représente finalement aucunement la femme japonaise ni l’artiste pop. A la même époque toutes la autres chanteuses à succès avaient une vie réellement libérée, et étaient de vraies artistes.
Bref vous ne connaissez pas si bien que ça le Japon. Et surtout rien à la pop. Vous n’êtiez pas très bien placé pour commenter FIVE ou spéculer sur l’avenir de la carrière d’Ayu.
Ne prenez pas les choses à l’envers : une critique n’est que l’avis personnel et donc subjectif de la personne qui l’écrit. Si vous n’avez pas compris cela, je ne peux pas grand chose pour vous. Vous dites aussi que vous avez survolé l’article, ce qui en dit un peu plus sur votre personnage au mail et au pseudo bidon.
Je ne suis pas un prophète et ce que je dis sur ce blog n’est en aucun cas une parole sainte. Vous avez le droit de ne pas être d’accord, de dire ce que vous pensez, les commentaires sont là pour cela.
Aussi, j’ai un conception peut-être différente de la musique que vous. La musique c’est de la « création » et du travail pour se dépasser. Ne me dites pas que FIVE est une « création » et Ayumi a travaillé pour se dépasser. Sur Brillante, il y a eu un travail. Mais sur les autres, c’est du réchauffé et ça vous ne pouvez pas me dire le contraire. Momoe Yamaguchi, que je n’adule pas autant que vous semblez le penser, a eu pendant sa carrière cette force de se dépasser à chaque fois
J’imagine que c’est vous aussi qui m’avez envoyé ce mail d’insultes. Merci d’avoir pris le soin de faire moins de fautes aujourd’hui
ah…
« Elle avait inventé la jpop en 1973, inventé en même temps un style de compositrice folk qui a révolutionné la musique japonaise »
Bien que j’adore Yumi, c’est du délire culturel là…
Ça reste une grande artiste populaire, qui n’a musicalement et artistiquement rien révolutionné du tout. Ensuite tu parles de vente… donc rien avoir avec le talent ou la qualité… ça se saurait !
Il a le droit de donner son avis sur le dernier Ayumi, peu importe l’absence ou pas des prétendus connaissances, qui selon toi sont nécessaires pour parler de cet album.
J’ai un avis similaire… de toute façon Ayumi, dans tous les cas ça reste relativement mauvais… Elle n’est pas vraiment connue et appréciée pour ses qualités de chanteuse, compositrice ou productrice. Y’a jamais rien eu d’intéressant à ce niveau-là.
C’est drôle je pensais plus qu’il existait encore des fans d’Ayumi dans ce genre là… ça me rappel mes petits articles d’il y a quelques années.