Découverte : AK-69

Matthieu 29 septembre 2011 0
Découverte : AK-69

Alors le rap au Japon ne connait pas un grand succès. Il n’y a pas chaque semaine un groupe ou artiste qui se classe à l’Oricon ou au Recochoku. Le rap au Japon est beaucoup plus gentillet, on le glisse des fois dans des morceaux rock. Des groupes ont aussi souvent un rappeur dans leur effectif, ce qui apporte un plus. En gros, le rap n’est pas et ne connait pas le même succès qu’en France et qu’aux États-Unis.

Pourtant il y a bien un rappeur star au Japon depuis 2009 et qui, en France, reste très peu connu et les médias francophones ne lui laissent pas beaucoup de place. Et Ongaku Dojo a décidé d’y remédier pendant sa Hakken Week. Pour certains, ce ne sera pas une grande découverte.

Il s’agit de AK-69. Il débute sa carrière en 2004, très difficilement. En effet, il a eu beaucoup de mal à se faire une place en tant que rappeur au sein des labels. C’est pour ça qu’en 2008 il ouvre son propre label indépendant pour produire sa musique et la musique rap au Japon.

Et en 2009 sort The Cartel From Streets, qui est considéré par beaucoup au Japon comme l’album rap de la décennie. Son dernier album The Red Magic a lui eu un énorme succès commercial, squattant l’Oricon indé pendant près de 6 mois et quelques 150 000 exemplaires vendus.

Ces faits d’arme accomplis, le morceau que j’ai choisi de vous faire découvrir aujourd’hui c’est un morceau extrait de son album The Red Magic. Alors, je ne suis pas un grand fan de rap, j’en ai jamais écouté, qu’il s’agisse d’artistes occidentaux ou japonais, ou même dans les bus quand un clampin mettait son téléphone à fond. Je ne pourrais donc pas forcément juger sa musique, mais beaucoup de ses morceaux sont rythmés et plutôt efficaces, dans le meilleur du terme (on met ça dans une soirée, ça marche) comme dans le pire (le bling bling américain, les filles légèrement vêtues).

Par contre, AK-69 sait faire quelque chose et tout le mérite lui en revient : il sait gérer sa boutique. Il a l’une des meilleures politiques de communication du Japon. Pourtant, ces clips passent très rarement sur les chaînes télés spécialisées. Lui même ne court pas les émissions de télés à grosse audience, même depuis le succès de son dernier album. Mais il préfère faire la promotion à sa manière.

Et sa manière c’est sur internet que ça se passe avec un site web très communicant, un compte twitter ultra actif (bon ok moins qu’Ayumi) mais aussi et surtout une chaîne Youtube très dynamique. Et c’est sur Youtube que son succès est le plus parlant puisque chacune de ses vidéos est visualisé au moins 1 million de fois (si si) et surtout ces clips sont tournés comme des mini-films et sont plutôt bien réalisés.

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