
Depuis 2007 et leur premier album, ONE OK ROCK a bien évolué et leur ascension n’a été que fulgurante depuis, passant d’un rock mal assumé à un rock assuré et maîtrisé, à la limite du metal dans certains morceaux de Niche Syndrome. Il faut dire que les garçonnets sont devenus grands, ont soigné leur look et les quelques photoshoots de leurs derniers disques nous le prouvent bien.
Et donc le 5 Octobre je trépignais d’impatience pour enfin voir et entendre ce qu’allait donner ce cinquième album. Un rock muri? Une petite baisse de régime après deux sorties singles monstrueux? Bref, verdict à la fin de cette chronique.
Des singles magistraux
Parlons vite, parlons bien. ONE OK ROCK a sorti deux singles avant Zankyo Reference : Answer is near et le double face A Re:Make / No Scared. Et cette critique est l’occasion pour moi de revenir brièvement sur ces singles.
Les trois chansons sont dans le même gabarit : un rock puissant, un rythme fou avec la basse du fanfaron Ryota, cette batterie folle de Tomoya, cette voix enrayée et éraflée de Taka. Mais de ces trois chansons, s’il y en a une qu’il faut écouter, ré-écouter, c’est No Scared.
Dès sa sortie en single, elle m’avait convaincu. C’est pas pour rien que mon compteur iTunes m’indique 103 écoutes. Il faut dire que son rythme survitaminé, m’avait rendu complètement cinglé, et j’avais été chopé dans le bus en train de danser.
J’ai vraiment rien à dire sur ces chansons : la construction des chansons, les montées en intensité, les pauses, les instrumentales bien modelées. Ces singles m’avaient convaincu à leurs sorties et mon avis ne change pas avec Zankyo Reference.
Un trio d’inédits
De cet album, il y a un trio de chansons inédites qui sort du lot. La première C.h.a.o.s.m.y.t.h., la balade de l’album, comme Wherever you are l’était pour Niche Syndrome et l’imbectable My Sweet Baby pour leur troisième album. Alternant japonais et anglais, la chanson est une balade rock lourde, avec un Taka sombre. Le refrain de la chanson vaut son pesant d’or : on est entrainé et brassé par ces accords de guitare.
Alors si toutes les chansons de l’album sont plus ou moins taillées pour le live, C.h.a.o.s.m.y.t.h. est un atout live de plus dans le répertoire du groupe, capable de rassembler autour d’un refrain, autour d’une chanson.
Et la deuxième dans l’ordre de préférence, c’est Mr. Gendai Speaker. Une introduction inquiétante, une basse lourde et pesante, on est rapidement pris par ce chant et cette instrumentale intense et profonde. Et comme Chaosmyth, Mr. Gendai Speaker bénéficie d’un refrain accrocheur et aguicheur, hurlé et gémi par un Taka vraiment au sommet de sa forme.
Et pour finir, il y a LOST AND FOUND. Elle reste dans la même veine que les deux précédentes, emmenée par un rock puissant et rythmé, une basse et une batterie diablement insensées. On ne regrettera peut-être que sa longueur.
Un rock mainstream
On s’avance donc vers un sans faute. Un quasi-sans faute. Car oui vous le savez il y a une chanson que j’ai par dessus tout détesté dans la carrière de ONE OK ROCK, j’ai nommé My Sweet Baby. Cette teen balade était sans relief, trop mièvre pour moi, un peu trop facile avec cette guitare acoustique, ces mélodies basiques.
Je pensais alors ce moment difficile passé, loin derrière moi et je pensais que le groupe s’était un peu alourdi avec des chansons un peu moins simplistes. Sauf que dans cet album il y a une nouvelle teen balade : Pierce. Alors oui ces chansons plaisent et sont efficaces et les jeunes filles plein de boutons hurleront pendant les concerts. Bref, je l’ai écouté deux fois. Ça m’a suffi.
Et j’en viens donc à un deuxième petit regret. C’est ce côté un peu trop mainstream de cet album. A l’exception de Seken Shirazu no Uchuhikoushi, dans laquelle le chant de Taka est un peu plus malicieux et la construction un peu plus « alternative », toutes les chansons sont dans la même trame : un rock puissant, la voix de Taka pour rassembler. En quelques mots, un rock mainstream, qui pourra plaire au plus grand nombre. Sauf que j’aime quand il y a un peu de fantaisie dans un album. Ce sera pour une prochaine fois.
Zankyo Reference est finalement un prolongement direct de leur dernier album, dans le meilleur des sens, car il
en prend l’envergure et la puissance, et laisse de côté quelques erreurs de jeunesse, pour former un album complet et abouti. Dans une discographie, on appelle ça l’album de la maturité.
Il y a maintenant une question qui se pose : s’internationaliser? L’album est taillé dans la roche du rock mainstream capable de réunir, de rassembler une large audience de fans. Et pas seulement des fans japonais et asiatiques mais américains et européens.






















Pas vraiment d’accord avec tout ce qui a été dit, surtout en ce qui concerne My Sweet Baby et Pierce.
Ces 2 chansons sont sublimes. Il ne faut pas être une fille qui plus est avec des boutons (en gros une pré-pubaire ado) pour pouvoir les apprécier à leur juste valeur.. Il suffit d’avoir des sentiments =)
Vous avez déjà aimé quelqu’un, vous comprenez l’anglais, ces 2 chansons vont forcément vous toucher.
Quel que soit votre sexe ou votre âge. En plus de vous toucher, vous allez être obligés de les adorer tant elle sont parfaitement gérées, avec un Taka au sommet et des mélodies magnifiques.
La vraie ballade de l’album c’est bien Pierce. C.h.a.o.s.m.y.t.h. la 2e si on devait faire un classement. Il n’y a pas besoin d’être un ado pour aimer et chanter à propos d’un amour
Sinon je suis plutôt d’accord sur le reste.
P.S. : je suis étonné tout de même qu’il n’y aie pas de commentaire sur Wherever You Are, car c’est aussi une ballade parlant de l’amour etc. Du même niveau que My Sweet Baby et Pierce
3 Chansons magnifiques.
Ah, j’oubliais que je ne suis pas d’accord, ce n’est pas un rock mainstream, l’anglais est juste plus présent. L’anglais est plus présent pour s’ouvrir à plus de monde.
Il suffit de voir les chansons bien variées et originales présentes sur le CD notamment Mr. Gendai Speaker pour comprendre que ce n’est pas du tout du rock mainstream..