Namie Amuro, rendez-vous y a dix ans

Matthieu 9 décembre 2011 0
Namie Amuro, rendez-vous y a dix ans

Vous n’êtes pas sans savoir que , grande star de son État, a sorti Mercredi un nouveau single. Ce 36ème single composé de deux chansons Sit! Stay! Wait! Down! et Love Story, devait passer rapidement dans le passé et les oubliettes de ma bibliothèque iTunes, comme tous les derniers morceaux de Namie Amuro. Et il le fera. Mais avant je voudrais simplement mettre les choses au clair, pour que Madame Amuro Namie ne s’en tire pas comme ça.

Il y a d’abord le cas des pochettes du disque. Faute de gout? Coup de poker? Preuve d’amour pour son toutou? Pari de fin de soirée entre amis ? On ne sait pas trop quoi en penser, à part que le chien doit vraiment se demander ce que lui veut cette femme qui l’étrangle avec ce regard félin certes mais rempli d’un peu trop de vide pour nous capter. La typographie des titres du single a été posée là, là où il y avait de la place. Bref, dans les rayons, la pochette du single n’attrape le regard, et quand on pense que 30% de l’achat d’un disque se base sur la pochette…

Venons en maintenant aux faits : depuis plusieurs années, Namie nous offre des singles au rythme irrégulier et à la qualité musicale capricieuse. Un single par ci, une petite surprise par là. Mais les deux derniers singles NAKED / Fight Together / Tempest et donc celui-là, ne nous laissent pas espérer de grandes choses pour l’album qui serait en préparation pour le début de l’année 2012.

Il y a d’abord Love Story. Toussotements… Une balade d’automne tout ce qu’il y a de plus commun, avec tous les clichés qu’on peut imaginer dans ce type de chanson, surtout avec ce genre de titre. Love Story c’est du vu, du revu et on le reverra surement dès l’année prochaine.

Alors il y a bien le piano, le vrai pas le synthé, du début de la chanson mais qui est vite rembourré par des violons, avec des arrangements insupportables. Les petits scintillements, les petits claquements de doigts. On a vraiment l’impression d’être tombé dans une vieille chanson complètement RnB des années 1990. Le pire c’est qu’il y a tout pour : les chœurs en boites de chaussures avec leurs  » Now, I’m grown », la voix de Namie un peu trop grave et pas franchement prenante.

Et je ne reviendrais que rapidement sur la première piste Sit! Stay! Wait! Down!. Un mélodrame d’arrangements électroniques délirants. Une chanson brouillonne, qui manque complètement d’harmonie dans sa construction. Pourtant, les premières minutes étaient « plutôt » encourageantes.

Higher est dans la même veine, avec tout de même un peu plus de tissu et une composition un peu plus travaillée. Un peu de dance mais les délires des arrangeurs avec les « Aya aya » dans les refrains terminent d’enterrer le single. Mais il s’agit d’une face B, qu’on écoute, c’est déjà ça.

En définitif, Namie Amuro aurait vraiment dû y réfléchir à deux fois avant de sortir ce single. Les trois chansons sont d’une navrante qualité et d’une tout aussi navrante simplicité. Et Namie prend toujours autant peu de soin dans la promotion de ses singles, avec aucune apparition dans des émissions du type Music Station. Et j’ai envie de dire heureusement.

Car elle aurait eu du mal à s’expliquer sur son clébard, déjà, et puis sur sa chanson Love Story, une balade mièvre comme on en trouvait par centaines il y a 15 ans. Sauf que nous sommes en … 2011. Espérons que l’année 2012 sera meilleure, surtout qu’un album serait en préparation.

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