
Je n’avais rien écrit depuis bien longtemps, surtout dans les chroniques. Aucune critique en 2012. Une HONTE. Il faut dire aussi que mon emploi du temps était bien rempli pour cette première partie de 2012. Mais l’affront que je vous ai fait va être réparé avec une bonne dose de chroniques et autres réjouissances dans les semaines qui vont venir. MAN WITH A MISSION, Akira Ishige et quelques découvertes, si tout se passe bien.
Avant cela, commençons par le dernier single d’un groupe que je suis déjà depuis pas mal d’année : Sakanaction. Il s’agit d’une des révélations de l’année 2010 avec son titre Aruku Around, dont le vidéo clip vaut son petit pesant d’or. Ils jouent d’une pop-rock salvatrice d’un marché rock japonais à la dérive et surtout en manque de créativité. Et avec le single Boku to Hana sur lequel je vais m’attarder rapidement aujourd’hui, on est servi.
Le single est sorti le 30 Mai dernier et la chanson titre est utilisée comme générique du drama 37-sai de Isha ni Natta Boku ~Kenshui Junjou Monogatari~. Une première pour le groupe. Et quand certains groupes sont tentés de concevoir des morceaux un peu plus mainstream pour accrocher et s’accorder le public du drama, Sakanaction ne l’est pas.
Car Boku to Hana, c’est du Sakanaction. Du pur. Ni plus ni moins. Avec cette introduction au piano/synthé rythmé, la chanson vaut complètement le détour. Le piano laisse ensuite place à un bon rythme au bon beat electro. La chanson est rythmée et on se laisse vraiment aller avec ce beat pesant et les lignes de basses bien modulées dans les refrains.
La voix du chanteur Ichiro Yamaguchi bien tranché est toujours aussi plaisante : on ne se sent pas happer ni attaquer par sa voix douce et mélodique. L’une des choses que j’apprécie le plus dans sa voix, c’est ce aiguë maîtrisé : il le tient. Un vrai plaisir.
Cependant, il ne s’agit pas de la meilleure chanson du single. La Face B du single y cache un chef d’œuvre. Si.Si. Je n’ai vraiment pas peur d’employer le mot.
Neptunes est une lente promenade dans un rêve désenchanté. Ces arrangements y sont simplissimes mais super efficaces avec cette petite percussion simplissime et cette petite guitare grattée idéale y sont pour
beaucoup. A ceci s’ajoute la voix monotone et rêveuse de Ichiro. Sa voix vole dans la chanson. Elle est posée, avec ce petit aigu doux.
Et la lente montée en puissance de la chanson nous sauve d’un ennui qui aurait pu être le nôtre. La chanson dure quand même 6:02. Mais on est vraiment transporté dans le morceau, hypnotisé par la voix du chanteur et ce petit claquement de guitare. Un chef d’œuvre, je vous dis.



















