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	<title> &#187; Enka</title>
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		<title>Hibari Misora : la Reine de l&#8217;enka</title>
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		<pubDate>Mon, 17 Aug 2009 14:38:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Matthieu</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Hibari Misora]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
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		<description><![CDATA[S’il y a une chanteuse à côté de laquelle on ne peut pas passer quand il s&#8217;agit de parler d&#8217;enka, c&#8217;est bien sûre Hibari Misora. Véritable légende. Reine de l&#8217;industrie musicale. Mère de toutes les artistes. Mère de l&#8217;industrie musicale. Du haut de ses 80 millions de disques avec près de 30 années de carrière, ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">S’il y a une chanteuse à côté de laquelle on ne peut pas passer quand il s&#8217;agit de parler d&#8217;enka, c&#8217;est bien sûre Hibari Misora. Véritable légende. Reine de l&#8217;industrie musicale. Mère de toutes les artistes. Mère de l&#8217;industrie musicale. Du haut de ses 80 millions de disques avec près de 30 années de carrière, Hibari Misora est la Reine incontestable de la musique japonaise. Elle inspira les plus grands, d&#8217;hier et d&#8217;aujourd&#8217;hui. Retour sur la carrière de la Reine aux 1 200 chansons.</p>
<h2 class="sectiontitle" style="text-align: justify;">Des débuts précoces</h2>
<p style="text-align: justify;">Né dans la ville de Yokohama sous le nom de Kazue Kato, elle grandit dans une famille modeste: son père est poissonnier alors que sa mère est femme au foyer. Elle fit ses premières gammes très jeune en chantant pour son père, parti pour la seconde guerre mondiale en 1943.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est d&#8217;ailleurs son père qui va tout faire pour que sa fille puisse faire carrière dans la musique et va investir l&#8217;ensemble de ses économies pour qu&#8217;elle puisse débuter une carrière, à son retour de la guerre. C&#8217;est en 1945, alors âgée de 8 ans, que les choses se concrétisent lors d&#8217;un concert à Yokohama où la chanteuse qui prendra le nom de scène de Kazue Misora, pseudonyme donné par sa mère, évoluera sur scène pour la toute première fois.</p>
<div id="attachment_5464" class="wp-caption alignleft" style="width: 204px"><img class="size-medium wp-image-5464 " title="hibari8" src="http://www.ongaku-dojo.fr/wp-content/uploads/2009/08/hibari8-194x300.jpg" alt="" width="194" height="300" />
<p class="wp-caption-text">Au début de sa carrière</p>
</div>
<p style="text-align: justify;">Un an plus tard, elle apparait dans un programme de la chaîne de télévision NHK par lequel elle se fera connaitre du producteur et compositeur Masao Koga qui vît en elle un prodige de la musique. Elle deviendra les années suivantes une chanteuse accomplie multipliant les concerts et évènements dans la ville de Yokohama et dans sa région.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans un premier temps, elle se consacra d&#8217;abord à une carrière d&#8217;actrice avec, à l&#8217;âge de 12 ans, en 1949, son premier rôle dans le film <em>Nodojiman kyo jidai</em> avec lequel elle se fera assez largement connaitre. Elle profitera de sa notoriété croissante pour jouer le premier rôle dans le film qui la révélera, <em>Kanashiki kuchibue</em>, pour lequel elle réalisera le générique.</p>
<p style="text-align: justify;">Sa carrière musicale débute la même année, en 1949, avec son premier single, <em>Kappa Boogie Woogie</em>, librement inspirée du blues américain, avec le label Columbia et elle change aussi de nom de scène : c&#8217;est maintenant Hibari Misora. Le single se vendra à près de 450 000 unités. Un chiffre de source peu fiable puisque aucune donnée statistique n&#8217;était alors disponible, l&#8217;Oricon n&#8217;existant pas encore.</p>
<h2 class="sectiontitle" style="text-align: justify;">Le sacre d&#8217;une Reine</h2>
<p style="text-align: justify;">En 1950, elle continue et sort un deuxième single <em>Tokyo Kid</em>, même nom que l&#8217;un des films où elle explosera et proposera toute l&#8217;étendue de son talent d’actrice, dans lequel elle joue un enfant orphelin. En 1951, elle jouera dans un autre film Chichi Koishi puis elle se permet le luxe de jouer dans une série de films autour de son personnage, Hibari no Circus. L&#8217;ensemble de ses films sont alors des succès au box office.</p>
<p style="text-align: justify;">A la fin des années 50, elle totalise une centaine de rôles dans des films. Et ce seulement dans les années 50. Elle se fit donc plus connaitre pour ses talents d&#8217;actrice que pour ces talents de chanteuse bien qu&#8217;elle ait signé de nombreux génériques de films dans lesquels elle joua. Mais ce n&#8217;est que</p>
<div id="attachment_5466" class="wp-caption alignright" style="width: 258px"><img class="size-full wp-image-5466" title="hibari_misora" src="http://www.ongaku-dojo.fr/wp-content/uploads/2009/08/hibari_misora.jpg" alt="" width="248" height="202" />
<p class="wp-caption-text">Lors d&#39;un de ces concerts</p>
</div>
<p style="text-align: justify;">partie remise puisque dès les années 60, elle met de côté sa carrière d&#8217;actrice pour se concentrer presque exclusivement à la chanson.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi dans les années 60, elle multipliera les singles et les albums et c&#8217;est dans ses années 60-70, qu&#8217;elle accumulera les prix, les chiffres monstrueux comme celui de 68 millions de disques écoulés. Chiffre qui en fait la Reine incontestable de l&#8217;enka. Le single <em>Yawara</em>, en 1964, se vendra à près de 2 millions d&#8217;exemplaires en quelques semaines. Des singles comme <em>Kanashii Sake</em> ou encore <em>Makkana Taiyo</em> recevront les éloges de la critique de l&#8217;époque tout en étant des succès dans les charts. Au total, sur les années 60, elle enregistrera près de 700 chansons.</p>
<p style="text-align: justify;">Les années 70-80 seront pour elle les années du règne. A chaque sortie, elle déplace les foules. A chaque évènement, elle rassemble le peuple japonais avec des chansons très connues au Japon comme notamment <em>Aisansan</em> bien que les sonorités se rapprochent plus d&#8217;une pop que d&#8217;un pur enka.</p>
<h2 class="sectiontitle" style="text-align: justify;">Des chansons pour la postérité</h2>
<p style="text-align: justify;">Mais à la fin des années 80, les ventes de Hibari s&#8217;essoufflent tout comme d&#8217;ailleurs la popularité du genre. A cela s&#8217;ajoute une fatigue de la chanteuse : elle fera un malaise lors d&#8217;un concert donné Fukuoka. Emmené à l&#8217;hôpital, on lui diagnostique une hépatite. Il lui faudra près de 4 mois pour récupérer. C&#8217;est en aout 1987 qu&#8217;elle sort de l&#8217;hôpital.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais la chanteuse ne compte pas s&#8217;arrêter et enregistre une chanson au mois d&#8217;Octobre. Cette chanson est <em>Kawa no nagare no yoni</em> (voir la vidéo : cliquez ici) . Le mois d&#8217;Avril suivant, elle fait une performance au Tokyo Dôme (la plus grande salle du Japon) dans laquelle elle chantera 39 de ces chansons. Mais le 24 Juin 1989, le Japon apprend la mort de Hibari Misora d’une pneumonie. Le Japon est bouleversé par l&#8217;annonce.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais Hibari Misora est rentrée dans l&#8217;histoire, certes avec des chiffres et des records, qui, pour certains, sont toujours la propriété de la chanteuse, mais aussi car elle a été pour le Japon, une idole, un exemple de réussite, avec une jeunesse tronquée par une volonté de réussir, une volonté de chanter. Elle transmettra à la société des valeurs de ténacité mais surtout de générosité.</p>
<div id="attachment_5465" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://www.ongaku-dojo.fr/wp-content/uploads/2009/08/hibari.jpg"><img class="size-medium wp-image-5465 " title="hibari" src="http://www.ongaku-dojo.fr/wp-content/uploads/2009/08/hibari-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a>
<p class="wp-caption-text">Lors d&#39;un de ces derniers concerts</p>
</div>
<p style="text-align: justify;">Sa gloire posthume prend une autre dimension dans les années 90. La chanson qu&#8217;elle enregistrait en 1987, <em>Kawa no nagare no yoni</em>, devient un hit en 1989 et dans les années qui suivent. La chanson se vendra comme des petits pains. A partir de 1990, les chaînes de télévision et de radio décident de passer cette chanson chaque année, le 24 Juin, en hommage à sa carrière. De multiples artistes de tout genre confondu, vont alors lui rendre hommage dans ces années là : des artistes de J-pop, des musiciens classiques (au violon notamment) mais aussi des artistes occidentaux à l&#8217;image de José Carrerras ou encore un hommage en 1996 avec Luciano Pavarotti. La chanson entre encore plus dans la légende en 1997 lors d&#8217;un sondage de la chaîne NHK, 10 millions de japonais vont la choisir comme la plus grande chanson de tous les temps.</p>
<p style="text-align: justify;">En 1994, un musée ouvre ses portes à Kyoto où près de 5 millions de personnes, entre son ouverture et 2006, vont venir se remémorer les films, les chansons et la carrière de la chanteuse. Un moyen de faire entrer la carrière et les chansons de Misora dans la postérité et ainsi faire que les générations futures conservent les valeurs transmises par la chanteuse. Un cinéma, le <em>Hibari Misora Theater,</em> tient son nom à Tokyo depuis 2008 où des CD de ses chansons non sorties sont disponibles. Une statue à son effigie a été dressée dans la ville de Yokohama en 2002 devant laquelle près de 300 000 personnes sont venus.</p>
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