Japan Expo 2009 : le bilan

Traditionnellement la convention à ne pas rater en ce qui concerne la culture japonaise, la Japan Expo a encore une fois fait les choses en grandcette année avec la venue d’artistes qui ont su déplacer les foules et des stands musicaux peu nombreux mais présents. Il est donc temps de dresser un premier bilan sur cette dixième Japan Expo.

AKB48 : un phénomène est né

Véritable tornade ce week-end, le groupe d’idole AKB48 a régalé le public, avisé ou non, de la foire Japan Expo, dixième du nom. Première fois que la Japan Expo fait venir un groupe majeur du marché japonais et elle ne s’est pas trompée en les faisant venir : cohues à chaque sortie et promenade des filles, arrêts obligés pour être photographiées par la presse à chaque intersection, des « aishiteru » qui fusaient de toute part. Oui AKB48 a réussi à se faire un nom à la Japan Expo.

Dans le train, en venant avec un « faux » RER B, annulé pour cause d’agression d’un conducteur sur cette ligne, j’ai discuté avec une jeune fille qui m’apprit que sa seule envie était de se faire dédicacer un des albums ou le programme par l’une des filles du groupe, tout en caressant la page du programme qui présentait AKB48. Ils et elles étaient une centaine à attendre dès 15h le concert de AKB48, comme ça.

Alors véritable engouement ou simple curiosité? Je dirais sans hésiter les deux. Une simple curiosité car c’est la première fois qu’un groupe de ce type vient en France : un groupe composé exclusivement de filles d’à peine 20 ans, belles, dont le talent de danse est incontestable, mais on ne peut pas en dire autant de leur qualité musicale. Elles sont d’ailleurs recrutées non pas pour leur talent de grandes vocalistes, mais pour leurs beautés et elles consentent à dire en interview qu’on les aime simplement car elles « sont jeunes et jolies ». Un groupe qui change des autres hurluberlus du visual kei qui venaient pimentés les années précédentes des line up un peu fades. La Japan Expo s’est renouvelée en montrant le bon côté du marché japonais, le côté reflétant au mieux le marché.

C’est aussi un véritable engouement. A la vue, simplement, des foules qui se sont déplacées. Tout ça grâce, notamment, au bon choix de la part des organisateurs de miser le programme musicale sur ce groupe, principalement, comme si ils étaient persuadés que le groupe allait marqué les esprits. Partie de poker gagnée par les organisateurs. Les chiffres des ventes de CD et DVD du groupe AKB48, pas encore publiés, devraient d’ailleurs aller dans ce sens.

La musique en tête de gondole?

Wasabi Records était certainement le stand le plus visité côté musique car disposé à côté des gros éditeurs de mangas, qui ont drainé une quantité de personnes monstrueuse, mais aussi, car c’est là que les gros artistes que la Japan Expo a fait venir mais aussi que les français connaissent, étaient vendus : Kokia, Puffy AmiYumi et son nouvel album en exclusivité, et aussi, les classiques groupes de visual kei, Antic Cafe et autre. L’arc en ciel disposait aussi d’une place de choix avec le nouveau DVD Live in Paris du groupe, qui n’a pas manqué d’être vendu ce week end. Ils ont pu aussi mettre un groupe, peu connu, encore mais qui ne manquera pas de l’être, BACK-ON et son dernier album, Yes, en tête de gondole. Un large choix de musique japonaise à ce stand qui a été d’ailleurs une de mes grosses surprises, en plus à des prix assez bas et donc attractif : 15 € pour Bring it du duo Puffy AmiYumi.

Le stand du musique japonaise CDJapan qui mimait un petit événement en venant vendre ces produits (pas seulement des CD comme on pouvait l’imaginer) n’ont pas répondu aux attentes des fans en n’apportant que quelques CD, de groupes connus en France mais ne refletant en rien la musique japonaise, en majorité visual kei. Le seul point bénéfique était la présence de deux versions du dernier album de Ayumi Hamasaki, Next Level, et encore il n’y en avait pas en nombre et les prix pratiqués était très exagérés puisque, loin d’être très commercial, et ne proposant aucune offre spéciale pour leur venue, le site CDJapan proposait les CD en moyenne à 30€ et 40€ pour le double-CD, version simple, de Ayumi Hamasaki, Next Level.

Les prix pratiqués par un autre vendeur de J-Music, J.E. Shop, étaient tout aussi scandaleux : 15€ pour un single de trois chansons du groupe school food punishment, futuristic imagination, en version simple qui ne coute que environ 8€. On est assez nombreux à être tombé dans le panneau. Ces petits stands ponctuaient les deux Halls et proposaient un choix assez restreint mais assez logique, des CD des groupes qui sont venus : AKB48 en tête, school food punishment, quelques albums de MUCC, etc.


La musique était donc plus ou moins bien représentée cette année et les organisateurs ont fait les choses en grand en n’invitant pas seulement des groupes obscurs de la scène japonaise mais des groupes curieux et ont peut être fait naitre en France, après le visual kei, une passion pour la J-Pop grâce à la venue de AKB48 mais aussi grâce à celle du duo Puffy AmiYumi. C’est certainement celles qui ont représenté le mieux la musique japonaise : des lives dynamiques, péchus grâce un pop acidulé, rock et drolement efficace qui ont réussi à soulevé la foule assez timide du J.E. Live House et refroidi par le play back de la jeune chanteuse Yui Makino.

La salle de concert était aussi une des autres grandes satisfactions de cette Japan Expo 2009: une salle immense, et surtout un scène, certes simple, mais qui pouvait laisser largement exprimer les groupes aussi bien les musiciens que les chanteurs.

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Commentaires

arashi l’année prochaine !!!

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