Shugo Tokumaru : le génie de la pop

Matthieu 18 janvier 2011 0
Shugo Tokumaru : le génie de la pop

Les French J-Music Awards ont débuté tambours battant et auront, c’est certain, un grand succès. Et comme promis, une petite présentation des artistes indies nominés dans la toute nouvelle catégorie des « albums indies de l’année », le tout pour que vous sachiez pour qui voter. Bien sûr, je ne vous inciterai pas à voter pour l’un ou pour l’autre. Sachez au moins à qui vous allez donner votre voix.

Shugo Tokumaru est un surdoué. Génie créatif, il maitrise plusieurs instruments, de l’harmonica, de la guitare au piano, en passant par les shamisens et autres kotos et les jouets les plus enfantins. Il n’hésite pas non plus à les utiliser tous ensemble dans un seul et unique morceau. Il n’hésite pas non plus à enregistrer ces morceaux dans la rue. Il construit sa musique comme un enfant construit sa cabane : Shugo est un enfant qui construit sa musique au gré de ces humeurs, sans limite.

Shugo commence en 2003, après quelques années passées à Los Angeles, où il s’est initié au Jazz et aux musiques folk américaines. Son premier album, Fragment, est accueilli par les spécialistes avec un grand enthousiasme et le premier label indépendant qu’il contacte ne tergiverse pas longtemps et produit son album. Perfectionniste, il en ré-enregistrera chaque piste pour la sortie officielle de l’album, tout en sachant qu’il joue chaque instrument qu’il y a sur ses album.

Il connait vraiment le succès en 2009 grâce à Sony, qui le choisit pour sa publicité pour ses ordinateurs VAIO. La chanson Rum Hee est le premier single à atteindre le Top 100 de l’Oricon, et il en profite pour faire une première tournée japonaise et la tournée de quelques festivals japonais.

Virevoltant sur le marché indie cette année, son album Portentropy reste un des albums les plus marquants de l’année 2010 , commercialement parlant d’abord. Puisque près de 75 000 exemplaires de l’album ont été vendus cette année, un record pour le chanteur, et un record pour un artiste solo, sur le marché indépendant.

Mais Portentropy, c’est aussi un monde étrange, un monde d’innocence et de rêve, à la technique et la finition quasi parfaite. La chanson ci-dessous vous le montre bien, Linne, mélancolique et vibrante, est l’une des pistes phares de l’album, que je vous conseille très fortement.

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